04/10/2006

UNE RENTREE 2007...

2562Depuis la fin août, il ne se passe une semaine sans un bon disque dans les bacs.

Ce n'est cependant pas toujours les plaques les plus médiatisées qui méritent un détour par votre disquaire favori.

En effet, si l'album posthume de Johnny Cash est une pure merveille, un sommet d'émotions où l'homme en noir se fout à poil avant l'ultime examen de passage pour l'au-delà et si Thom Yorke en solo se rapproche un peu plus de cette perfection envisagée en groupe, la presse nous a menti unanimement sur ce qui apparaît comme l'événement musical de cet automne.

Malgré tout le respect que l'on doit à son immense papa et à son talent d'actrice, on doit bien admettre que le deuxième essai de Charlotte Gainsbourg est d'une platitude désarmante. Rien dans l'entreprise menée par Air, Jarvis Cocker et Neil Hannon n'émeut. Les fées se sont penchées sur un berceau et sont restées sans voix...

M. Ward et Sparklehorse, eux, ne déçoivent pas. Le songwriting américain est au sommet de sa forme, comme toujours Outre-Atlantique quand la conjoncture est moche.

La bonne surprise vient à nouveau du Canada. Après les anglophones d'Arcade Fire, c'est au tour d'un francophone de débouler toutes cordes dehors sur notre vieux continent. Pierre Lapointe (déjà le nom...) et les Mal Aimés, on adore! Rien de bien neuf cependant dans la démarche de ce jeune Québécois, sorte de mélange entre Michel Polnareff et ... David Ricci. Pourtant, c'est l'album le plus enthousiasmant que l'on ait entendu depuis "le fil" de Camille!

Les commentaires sont fermés.