06/03/2006

BLACK MOUNTAIN... un sommet!

Précédé d’une excellente réputation, Black Mountain débarque enfin à Liège !

Cette formation venue de Vancouver mérite que l’on s’attarde quelque peu sur leur premier album tant il dénote dans un paysage musical plutôt plat...
Sans jamais tomber dans l’intellectualisme, préférant l’émotion à l’érudition, ces Canadiens barbus marchent dans les traces du Velvet, des Doors et de Sonic Youth.
Constamment habité, ce très bel album débute sur un coup de saxo et nous plonge tout de suite dans un bain en pleine ébullition avec un « Modern Music » qui commence comme un bon vieux Springsteen (période « Born to run ») et termine sur des guitares musclées qui nous rapprochent plus des Queens of the stone age. Une constante sur cette première face: des riffs « stoner » qui ressortent d’un paysage sonore plutôt « early seventies » et « psyché ».
Les voix de Stephen Mc Bean et d’Amber Webber se marient à merveille. « No satisfaction » est un condensé (et pastiche assumé) de tout ce que le rock a pu produire de meilleur fin des années soixante. « Set us free », qui clôture la première face, lorgne vers Pink Floyd et rappelle le bon vieux temps des feux de camps et des communautés.
A l’entame de la seconde face c’est une longue descente qui commence. « No hits » est un condensé de Can et de Giorgio Moroder. Le dance floor n’est pas loin, et l’extase de plus en plus proche. Puis, la pente s’adoucit, pour nous mener en bout de course vers un « faulty times » digne d’un chimérique duo entre Jim Morrisson et Pj Harvey. Sublime !

09:32 Écrit par le Chef de Gare | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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